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Don d'organe

 

Qu’est-ce qu’une greffe ?

Une greffe est la mise en place, dans un organisme, d’un organe étranger lui devenant nécessaire. On lui donne également le nom de transplantation.

Après la mort, il est possible de donner ses organes à des patients dans le besoin. Certaines greffes sont plus courantes que d’autres (voir les différents dons d’organes et leurs spécificités). Ces greffes permettent de remplacer ou suppléer un organe en défaillance sévère et dont la fonction est vitale et donc de permettre au malade de retrouver une vie normale.

 

 

Compatibilité entre le donneur et le receveur ?

Pour greffer un organe, il faut qu’il y ait une compatibilité tissulaire la plus proche possible entre le donneur et le receveur. Cela veut dire que les caractéristiques biologiques de l’organe du donneur doivent être les plus proches possibles de celles du receveur.

Être compatible, qu’est-ce que c’est ?

Il existe trois critères principaux qui rendent une greffe possible :

  • Compatibilité ABO : le groupe ABO, qui correspond aux groupes sanguins communs, doit être compatible avec celui du receveur (le groupe rhésus n’intervient pas).  Les compatibilités ABO sont les suivantes :

 

Tableau

 

 

  • La compatibilité tissulaire : Le donneur et le receveur peuvent avoir de 0 à 6 antigènes HLA en commun. Plus ce chiffre est élevé, meilleur est le pronostic théorique de la greffe. C’est-à-dire que les risques de rejet sont faibles et le traitement immunosuppresseur est plus léger.

 

  • Un crossmatch négatif : Le crossmatch est un examen qui est réalisé juste avant la greffe et qui met en contact des échantillons de sérum de donneur et du receveur afin de s’assurer que le second ne présente pas d’anticorps contre le premier. Si c’est le cas, la greffe ne peut avoir lieu car l’organisme du receveur rejetterait le greffon.

La compatibilité est importante pour permettre une transplantation optimale. Plus cette compatibilité est importante, plus le greffon aura de chance d’être bien accepté par le patient.

 

 

Qu’est-ce que le rejet ?

Tout élément extérieur à un organisme propre, est automatiquement rejeté par le système immunitaire lorsque celui-ci a pénétré l’organisme. Cette réaction naturelle est bénéfique dans le cas de l’intrusion d’un virus mais regrettable quand il s’agit d’une greffe. Il existe des médicaments, les immunosuppresseurs, qui atténuent le phénomène de réponse immunitaire afin de rendre les greffes possibles. Le taux de survie des patients ayant reçu une greffe s’est accru depuis l’apparition de ces médicaments.

 

 

Les différents dons d’organes et leurs spécificités

 

 

 

 

 


En 2013, parmi 14 336 candidats à une greffe rénale, seuls 3 074 ont été greffés, ce qui signifie que chaque année, le nombre de greffes rénales est inférieur au nombre de nouveaux malades inscrits sur la liste d’attente. Il y a donc un réel besoin de greffe rénale même si ce type de greffe est le plus pratiqué en France.

De plus, des études montrent qu’il est particulièrement efficace grâce à l’avancée des recherches dans ce domaine.

Une pratique de plus en plus courante est le don de rein de son vivant malgré le fait que cette pratique soit toujours minoritaire. Des résultats très encourageants ont été démontrés par l’Agence de la Biomédecine.

La greffe de rein de son vivant ne représente en France que 10% des greffes de rein en 2011, contrairement à certains pays comme en Norvège ou il représente 43%. Ce type de don concerne la plupart du temps les parents et les personnes de l’entourage.

 

 

 

 

La transplantation hépatique est la plus fréquente des greffes d'organe après celle du rein puisqu'en 2014, 1280 greffes ont été effectuées. Le nombre croissant d'hépatites C laisse présager une augmentation du nombre de patients sur liste d'attente pour une telle intervention.

 

La transplantation peut s’effectuer à partir d’un donneur qui est en état de mort cérébrale ou à partir d’un donneur vivant, en prélevant un lobe de foie qui va se régénérer rapidement. Actuellement, ce type de don est réservé uniquement aux parents et aux personnes du premier degré (frère, sœur…). Seulement 5% des dons de foie s’effectuent de cette manière.

 

  

 

La transplantation cardiaque est une intervention lourde, responsable d'une mortalité non négligeable et qui implique un risque vital en cas de rejet. Elle n’est effectuée qu’en cas d’ultime recours ; c’est à dire quand le cœur n’est plus capable de faire circuler le sang.

Les patients présents sur la liste sont dans la plupart des cas atteints de :

  • Maladie du muscle cardiaque (cardiomyopathie) (47% des cas)
  • Infarctus (33% des cas)
  • Anomalies des valves cardiaques (6,2% des cas)
  • Deuxième transplantation (1,2% des cas)

Une étude menée par des chercheurs canadiens a montré que le taux de survie était de 90%, 8 ans après la transplantation et de 36% après 20 ans.

 

 

 

Qui peut donner ?

Il n’existe pas vraiment de limite d’âge, ni de contre-indications particulières pour réaliser un don même s’il est vrai que le prélèvement d’un cœur, nécessite notamment des conditions particulières.

Tout le monde peut donner même si pour les personnes de moins de 18 ans, ce sont les tuteurs légaux ou les parents qui en prennent la décision.

En 2013, 3,5 % des donneurs avaient 17 ans ou moins, 29,8 % avaient entre 18 et 49 ans, 29,2 % étaient âgés de 50 à 64 ans et 37,5 % avaient plus de 65 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

Faire connaître sa position vis-à-vis du don d’organe

Il existe un registre national des refus, auprès de l’Agence de la Biomédecine, dans le cas où l’on refuse tout prélèvement d’organes le jour du décès.

Si au contraire, une personne est POUR le don d’organes, celle-ci doit :

  • Le signaler aux proches pour qu’ils puissent témoigner de la position du défunt.
  • Porter sur soi une carte de donneur d’organes (http://www.france-adot.org/demande-carte-donneur.html). Cette carte n’est pas obligatoire mais facilite grandement le don. La personne affirme alors accepter que le jour de son décès, si les circonstances le permettent, que ses organes soient prélevés pour être greffés à des malades en attente. La personne peut mentionner à ses proches la volonté d’exclure du prélèvement un ou des organes particuliers.

 

 

 

Pourquoi faut-il faire connaître sa position sur le don d’organes à ses proches ?

Quand des personnes sont confrontées à la mort d’un proche et qu’elles ne sont pas au courant de la position de celui-ci concernant le don d’organes, il n’est pas aisé de faire un choix surtout dans une situation de deuil. Parler du don d’organes à ses proches permettrait d’éviter de confronter la famille à cette décision qui peut s’avérer difficile. En parler de son vivant est donc très important, aussi bien pour les receveurs potentiels que pour sa famille.

 

 

 

N’hésitez pas, parlez du don d’organes à vos proches et tout sera plus facile pour le corps médical et vos proches !